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À Guayaquil, l’Histoire s’écrit sur les murs.

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Pavel Égüez, muraliste Equatorien connu pour ses fresques a décidé d’honorer la mémoire collective en peignant le massacre ouvrier du 15 novembre 1922 sur la façade de la Cour de Justice de la Province de Guayas. Il se place ainsi comme un résistant face à l’oubli, son œuvre intitulée « Les croix sur l’eau » (« las cruces sobre el agua ») a été peinte avec des matières que le temps n’effacera pas.

En effet ce triste événement historique a marqué les esprits des Equatoriens et le socialisme en général mais reste encore impuni.
Seul l’écrivain Joaquín Gallegos Lara s’était levé contre cette injustice et avait retracé ce fait historique à travers un roman afin de rappeler au peuple l’horreur des faits et ainsi éviter que l’histoire ne se reproduise. A travers cette fresque, Pavel Égüez, souhaite aussi lui rendre hommage en reprenant les personnages du roman dans son œuvre.
La ville de Guayaquil représentait à l’époque le siège des organisations sociales et des revendications ouvrières pour défendre les droits fondamentaux des travailleurs.
La répression des autorités fut violente et sanguinaire. L’artiste a aujourd’hui la volonté de marquer les esprits pour que plus jamais le peuple ne soit victime de telles agissements.

Pavel Égüez s’inscrit dans la tradition muraliste d’Amérique Latine et il n’en est pas à son premier essai à Guayaquil. Ecrire l’Histoire sur les murs permet d’y donner accès à tous, de rendre universels et compréhensibles les évènements historiques. Cette fresque est un regard porté non seulement sur l’histoire de Guayaquil mais également sur l’histoire du pays tout entier : une voix universelle qui parle à travers les murs.

Date : 06/12/2015
Source: El Telégrafo
Article : http://www.telegrafo.com.ec/cultura1/item/la-masacre-obrera-resiste-el-o...
Complément d’histoire en français : http://www.andes.info.ec/fr/en-fran%C3%A7ais/8970.html