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Plus de parité politique au Chili?

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Les conseillères régionales chiliennes réclament davantage d’égalité homme-femme lors des élections. Pour elles, la loi doit faciliter l’accès pour les femmes à des postes plus important dans les gouvernements locaux.

Ces dernières années, le nombre de femmes présentes au Parlement a augmenté. Cependant, on ne peut pas dire la même chose concernant les administrations locales et une évolution est nécessaire. Cette évolution serait possible grâce à des normes qui obligeraient les partis à soutenir les candidates et à les financer. Parmi les 34 conseillers élus pour la première fois depuis 2ans dans la Région Métropolitaine, seulement 10 sont des femmes, et parmi elles, se trouvent des anciennes ministres, des parlementaires et des maires.

A l’échelle nationale, parmi la totalité des conseillers, seulement 22% sont des femmes et aucune ne préside son propre conseil. Pour l’ancienne députée María Antonieta Saa (du PPD ou Parti pour la Démocratie), ceci s’explique par la même raison que pour le manque de femmes au Parlement ou dans les mairies : le machisme domine ! Pour elle, comme il n’y a pas de résultats par la volonté, la loi doit forcer les partis à inclure davantage de femmes parmi les candidats.
Catherine Barrida (de l’UDI ou Union Démocrate Indépendante) pense également que les partis ne font pas confiance aux femmes mais que ceci devra changer.

Mariana Aylwin (du DC ou Parti Démocrate-Chrétien du Chili), une conseillère de la Région Métropolitaine et également ancienne ministre, dit que des cotisations ont déjà été mis en place pour favoriser l’accès des femmes au Parlement. Elle ajoute que d’autres cotisations devraient être imposées aux gouvernements régionaux pour que la vision féminine soit mieux reflétée.
Une autre conseillère de la Région Métropolitaine, Karin Luck (du RN ou Rénovation Nationale), affirme également que les campagnes électorales coutent très cher et qu’il est bien plus facile pour un homme d’obtenir un prêt bancaire que pour une femme.

Cependant, Marcelo Carrasco, le président de l’association nationale de conseillers régionaux, souligne le fait que, lors des prochaines élections de 2017, les partis aussi pourraient soutenir les candidates. En effet, d’après lui, elles sont un apport remarquable dans les régions. De même, il ajoute que les femmes devraient avoir un rôle plus actif dans la représentation de la population, prendre plus de risques et qu’elles ne doivent pas attendre que les partis viennent les chercher. Enfin, Carrasco finit par dire qu’elles sont beaucoup plus studieuses et responsables dans leur poste : il y a de quoi flatter l’égo féminin !

Article publié par La Tercera le 21/11/2015 : http://www.latercera.com/noticia/nacional/2015/11/680-656871-9-consejera...