Skip to Content

Petrobras : le scandale connait de nouveaux rebondissements

5
Moyenne : 5 (1 vote)

Le scandale de Petrobras au Brésil n’est pas nouveau. La police fédérale brésilienne enquête depuis mars dernier sur un système de pots-de-vin et de blanchiment d’argent. Le cas a connu un puissant rebondissement, en septembre dernier, lors de la campagne électorale. En effet, un haut responsable du groupe pétrolier brésilien (Paulo Roberto Costa) révèle l’existence d’un vaste réseau de pots-de-vin et de blanchiment d’argent entre des élus et l’entreprise entre 2004 et 2012.

Les principaux soupçons de corruption s’abattent sur deux projets en particulier. Le premier, l’achat de la raffinerie de Pasadena (Texas) qui a coûté 27 fois plus cher que deux auparavant, en 2004. L’autre projet concerné est celui de la construction de la raffinerie d’Abreu et de Lima dans l’Etat brésilien de Pernambouc. Pour ce cas, la police fédérale a des soupçons sur des détournements d’argent, lors de la construction de celle-ci, pouvant aller jusqu’à 400 millions de real, soit 154 millions de dollars.

Le 14 novembre dernier, la police fédérale brésilienne a arrêté, à Rio de Janeiro, l’ex directeur de Petrobras : Renato Duque. Au total, la police a émis plus de 85 mandats d’arrêts ou de perquisitions.

De plus, Sergio Moro, le juge qui est en charge de cette enquête est considéré comme l’un des meilleurs experts du pays en ce qui concerne la lutte contre le blanchiment d’argent. Sergio Moro est devenu l’un des personnages les plus respectés et connus du Brésil après avoir signé l’ordre de détention contre les 21 membres les plus riches et les plus puissants de entrepreneuriat, le 14 novembre dernier. Sergio Moro refuse toutes les demandes d’habeas corpus (contre la détention arbitraire) et refuse de libérer ceux qui ne collaboraient pas. Pour ceux qui ne coopèrent pas, il a décrété la détention provisoire. Tout ceci a permis le retour de 175 millions de réal, ce qui représente 67 millions de dollars.

Les interrogatoires ont permis de dévoilé le mode de fonctionnement du système de corruption. Les entreprises impliquées dans ce système de corruption s'entendaient entre elles pour désigner celle qui emporterait l'appel d'offres de Petrobras. Celle-ci facturait le prix maximum, et une partie de la somme était reversée en pots-de-vin à des intermédiaires, notamment des membres du Parti des travailleurs (PT) auquel appartient la présidente Dilma Rousseff. De plus, cette dernière était présidente du Conseil d’administration de Petrobras entre 2003 et 2010.

Source principale :
http://economia.elpais.com/economia/2014/11/14/actualidad/1415995895_294...
Date de publication : le 14 novembre 2014

Source secondaire :
http://internacional.elpais.com/internacional/2014/11/27/actualidad/1417...
Date de publication : le 27 novembre 2014