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Le bilan de Fernández après 8 ans à la tête de l'Argentine

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La présidente Argentine Cristina Fernández de Kirchner bénéficie encore d'un taux de popularité assez fort, ceux grâce à une économie artificiellement gonflée alors que son mandat est probablement l'un des plus désastreux que l'Argentine ai connu ces dernières années.

Fernández entre dans ces derniers instants en tant que présidente (la passation de pouvoir étant le 10 décembre). et laisse le pays plus pauvre qu'avant son passage.

Personne ne peut le nier, à son arrivée en 2007, l'Argentine avait un taux de croissance de 8% par an, alors qu'en 2015 la croissance ne dépasse pas 0.4% et selon le FMI, en 2016 la croissance ne sera que de 0.7%. Avec le Brésil et le Venezuela, l'Argentine fait partie des pays qui croît le moins en Amérique Latine.

Mais ce qui est le plus triste pour l'Argentine c'est qu'elle faisait partie des pays plus avancés et éduqués du XXème siècle, elle faisait partie du haut du classement international d'éducation, d'innovation et de compétitivité.

Aujourd'hui elle occupe la 59ème place sur 65 au concours PISA (examen international qui consiste à comparer le niveau des élèves partout dans le monde). Malgré le talent de certains individus, l'année dernière l'Argentine n'a déposé que 81 brevets internationaux quand la Corée du Sud en a déposé 18200.

Dans le classement de Compétitivité de Forum Économique Mondial de 2014-2015, sur 144 pays, l'Argentine se place dans les 15 derniers dans tous les domaines. Que ça soit par rapport à la transparence gouvernementale, à la protection des droits de propriétés ou encore à la fiabilité des services de police, etc.

Et pourtant encore 40 % des Argentins soutiennent Scioli, candidat au sein du même parti de Fernández et probablement son successeur.

On peut donc se demander comment est-ce possible que les Argentins soutiennent encore le gouvernement ?
Et bien c'est en parti du au fait que Fernández a octroyé des allocations à des millions de personnes et a augmenté le nombre d'emploi public de 45 % depuis 2007. C'est sûrement également dû au fait que le gouvernement contrôle les moyens de communication, ce qui trompe beaucoup de personnes.

L'autre explication selon Vargas, prix Nobel de littérature en 2010, est que « la persistance dans l'erreur est une vocation chez les Argentins ». Selon lui que Scioli gagne ou pas, le pays se rapproche de son heure de vérité à un moment où l'économie est bancale, où les fuites de capitaux et la crise en Chine et Brésil (principaux marchés d'exportation) ne font qu'empirer les choses. Peut importe qui gagne les élections, le vainqueur devra faire des réformes économiques douloureuses.

En ce qui concerne Fernández, son seul objectif est maintenant de sauver son image en évitant les procès qui risque de lui tomber dessus. Mais les Argentins finiront bien par s'apercevoir que Fernández fut la pire des présidente que l'Argentine ai récemment connu.

Source : http://www.elmundo.es/internacional/2015/10/25/5628a948ca4741456d8b45ca....
El Mundo, "l'Argentina, la hora de la verdad", 26/10/2015